Supports magnétiques

Depuis un moment j’ai sur mon bureau un lecteur de cartouches HP qui n’est plus utilisé. Comme je suis un peu de nature curieux et que le rush Java de cette fin de semaine n’a pas eu raison de moi j’ai voulu voir un peu comment me servir de cet équipement.

Mon lecteur de cartouche est un HP StorageWorks DAT 40 USB, et les essais que je décris ici ont été réalisés sur archlinux.  Ce lecteur possède un tout petit ventilateur à l’arrière qui fait un bruit élevé relativement désagréable.

HP StorageWorks DAT 40 USB

Le but que je me suis fixé pour tester le support magnétique est de sauvegarder une partie des données stockées sur le NAS de la maison. Je dis une partie car comme le nom du modèle du lecteur l’indique il ne gère que les cartouches de 40 Go, autant dire pas grand chose pour la sauvegarde de fichiers multimédia un peu récents.

Au premier abord je ne m’attendais pas à une activité des plus simple surtout quand ma première recherche sur le net pour me documenter à été « hp storageworks dat 40 usb linux support »; les résultats ont étés, sans grande surprise, en grande partie des pages de support du site de HP, et très peu d’explications sur la manière de faire fonctionner ce lecteur pour une sauvegarde de fichier.

Une recherche un peu plus documentée m’a permis de comprendre que l’outils tar à d’abord eu son utilité pour sauvegarder des données sur des supports magnétiques avant de devenir la référence de la compression de donnée aujourd’hui. Une petite relecture du manuel de cette application indique d’ailleurs format of tape archive files, ce qui donne par la même la raison du nom de l’application. L’application mt permet aussi de manipuler le lecteur en lui envoyant des commandes, le paquet de cette dernière se nome mt-st et il est disponible depuis l’AUR.

J’ai commencé par vérifier l’état d’une cartouche avant de faire mes tests et je me suis assuré qu’elle que la cartouche était vide.

ms-ts -f /dev/st0 status

# SCSI 2 tape drive:

# File number=0, block number=0, partition=0.

# Tape block size 0 bytes. Density code 0x26 (DDS-4 or QIC-4GB).

# Soft error count since last status=0

# General status bits on (41010000):

# BOT ONLINE IM_REP_EN

À priori c’est bon pour cette cartouche, nous allons maintenant écrire une archive dessus avec tar. Faisons pour cet essai une sauvegarde d’un petit projet Java qui de trouve dans ~/java-pojects :

tar -cjvf /dev/st0 java-projects

# java-projects/

# java-projects/NetSocket/

# java-projects/NetSocket/build.xml

# ...

# java-projects/NetSocket/src/

# java-projects/NetSocket/src/netsocket/

# java-projects/NetSocket/src/netsocket/NetSocket.java

Le média est relativement lent à l’écriture et il se manifeste de manière sonore. Nous allons maintenant vérifier que nous pouvons récupérer nos données :

mkdir tmp && cd tmp

tar -xvf /dev/st0

# ...

ls

# java-projects

Là encore après un gargouillis le lecteur rend là main et nos données sont présentes et intègres. Pour finir je rembobine et j’éjecte la cartouche pour faire chanter le lecteur un peu plus fort :

mt-st -f /dev/st0 eject

Pour mes sauvegardes il faudra que je trouve une solution pour faire des archives de moins de 40 Go afin d’éviter de perdre du temps à les redécouper ensuite. Mais je suis rassuré de voir que le lecteur tourne toujours très bien est qu’encore une fois Linux est particulièrement accessible.

J’ai aussi découvert LTFS d’IBM mais je n’ai pas poussé les recherches car je n’ai pas besoin d’un système de fichiers particulier pour utiliser les cartouches pour le moment, l’option de les traiter comme des images me suffit pour un usage de sauvegarde.


Références :